Fin d’année = DVD. Avertissement aux parents d’élèves.

A chaque fin d’année, veille de vacances, absence de professeurs, heures d’étude programmées, les écoles trouvent une solution pour occuper les élèves. Parce qu’effectivement, s’ils n’ont pas de devoirs ou d’examens à préparer, c’est très souvent le casse-tête : comment les faire rester tranquilles jusqu’au prochain cours ?

 

         La solution trouvée : le film.

 

Apporté par un professeur, un élève, ou simplement trouvé dans le bureau du responsable de niveau, il n’y a rien de plus facile que de les installer devant un écran. Ce n’est pas un mal en soi. Il y a beaucoup de très bons films, qui peuvent permettre aux élèves d’approfondir une partie de leur programme, de réfléchir sur un sujet de société ou autre, ou tout simplement élargir leur culture générale.

 

            Un problème récurrent se présente néanmoins…

Il s’avère que la plupart du temps, les films finissent par être apportés par les élèves eux-mêmes. Et les professeurs, surveillants, responsables ne connaissant pas toute la filmographie de ces jeunes, et ne portant pas forcément une attention particulière sur ce qu’ils peuvent proposer, en arrivent à les laisser regarder des films d’horreurs (oui oui !) ou des films avec des scènes de sexe.

Récemment, je suis intervenue auprès d’une classe de garçons de collège, qui sortait tout juste d’une heure de film avec leur professeur de Français. Celui-ci avait eu la bonne idée de leur projeter Escalibur. En les voyant tous retournés par cette séance, je les avais interrogés sur ce qu’ils avaient vus. « Madame, c’était hyper gênant, on a eu deux scènes de sexe : on était tous trop gênés, certains baissaient la tête pour ne pas voir, mais la prof n’a rien fait ».

Montrer un film pour illustrer un cours ne justifie en aucun cas le fait d’"imposer" (même sans en avoir conscience) par son autorité de professeur des scènes montrant des relations sexuelles. Un élève de collège n’a pas forcément l’aplomb nécessaire pour refuser ce type d’images face à son professeur. La moindre des choses aurait été d’accélérer le film pour passer à la scène suivante. Cela demande un discernement de la part des responsables/professeurs, qui malheureusement fait défaut bien trop souvent.

 

    Conseils concrets.

Ce problème se passe dans quasiment toutes les écoles. Si vous pensez que votre enfant peut être exposé à ce type de situations, vous pouvez écrire à son responsable et demander expressément à valider tout film qui lui sera montré en classe, et à le faire sortir de sa classe si jamais la projection du film est organisée sans votre autorisation. Il est de votre droit et surtout de votre devoir de protéger vos enfants de contenus qui ne leur sont pas adaptés. Quand je vois le malaise que cela peut causer chez certains élèves, je trouve particulièrement regrettable que les parents n’aient pas leur mot à dire. Parlez-en avec votre enfant, et expliquez lui surtout pourquoi vous souhaitez agir ainsi. Il pourra grâce à cela apprendre à discerner ce qui est bon pour lui, et comprendra son responsable s’il lui demande de changer de salle.

Une autre possibilité bien concrète : proposez une liste de films vérifiés qui puissent servir de références, sans poser de problèmes. Les responsables sont souvent un peu démunis. Autant leur donner des clés pour ne pas laisser advenir des situations dangereuses pour les élèves.

    Certains peuvent hésiter à se lancer dans un courrier sur cette problématique : ce n’est pas forcément très agréable de se dire que vous êtes les seuls à exiger un droit de regard sur ce qu’on montre à votre enfant. Mais en le faisant pour le vôtre, sachez que vous agirez également pour d’autres élèves dont les parents n’auront pas ce souci de préserver l’imagination et l’intelligence de leurs enfants, ou ne savent tout simplement pas ce qui se passe à l’école. Merci pour eux… 

 

Si vous souhaitez vous abonner à ma Newsletter, cliquez ici.

 

educationGalerie DD